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Nous rediffusons l’article communiqué le mardi 20 octobre par le CIVB
ECLAIRER LE MARCHÉ ET ACCOMPAGNER LA VALORISATION :
PUBLICATION D’UN INDICATEUR D’ORIENTATION DES PRIX DU VRAC EN AOP BORDEAUX ROUGE
Dans un contexte de dévalorisation constante des vins vendus en vrac en AOP Bordeaux rouge, l’interprofession constate régulièrement des prix pratiqués à des niveaux particulièrement dégradés, qui sapent l’image de qualité de cette appellation et empêchent une juste rétribution des acteurs de la filière.
L’évolution récente de la réglementation européenne et, plus récemment, française, témoigne d’une volonté croissante du législateur de mieux prendre en compte les enjeux des productions agricoles. Elle ouvre ainsi la possibilité de travailler sur des questions de prix, dans le respect des règles de concurrence et de la liberté de fixation des prix.
Dans ce contexte, l’interprofession poursuit ses travaux visant à apporter davantage de repères économiques aux opérateurs de la filière et franchit une nouvelle étape: elle publie un indicateur facultatif sur l’orientation des prix du vin en vrac pour l’AOP Bordeaux rouge (hors bio), dans le cadre de l’article 172ter du règlement européen portant organisation commune des marchés agricoles (OCM).
Cet indicateur a été calculé à partir des coûts de production moyens et des prix moyens de vente en vrac constatés pour l’AOP Bordeaux rouge (hors bio). En ce début de campagne 2026-2027, il s’établit à 1 100 € le tonneau.
Cet indicateur constitue une donnée économique supplémentaire mise à la disposition des vignerons et négociants dans le cadre de leurs relations commerciales lors de la première transaction (vente de vins en vrac entre le viticulteur ou la cave coopérative et son premier acheteur, le plus souvent le négociant). Les parties restent libres de le prendre ou non en compte dans leurs négociations, parmi d’autres arguments et données économiques.
Ce qu’il n’est pas : il ne s’agit ni d’un prix plancher, ni d’une consigne de prix, ni d’une recommandation de prix minimum ou de prix maximum. Cet indicateur est également distinct du dispositif de « tunnel de prix » prévu par la loi d’urgence agricole. Il ne concerne pas toutes les AOP du vignoble bordelais, ni les ventes en bouteille.
Cette mesure s’inscrit dans le contexte de crise durable que traverse le vignoble bordelais depuis plusieurs années déjà. La gravité de la situation est sans appel : près de 24 000 hectares de vignes arrachés, une dévalorisation significative des vins sous signe de qualité, quand les coûts de production ne cessent de croître (baisse des rendements, hausse du smic, hausse du prix du gasoil…).
Cet indicateur a vocation à être actualisé afin de tenir compte de l’évolution de la situation du marché et des données économiques sur lesquelles il repose.
Sa publication s’inscrit dans une volonté des deux familles (production et négoce) de tendre à un meilleur équilibre entre préservation du produit (valeur et image de qualité) et conditions de marché, dans le respect de la liberté de fixation des prix, pour une plus juste rémunération des acteurs de la filière.
Bernard FARGES,
Coprésident du CIVB
Philippe TAPIE,
Coprésident du CIVB
Président de la Fédération des Négociants de Bordeaux et Libourne
Stéphane HERAUD,
Coprésident de la Commission Economique du CIVB
Jean-Raymond CLARENC,
Coprésident de la Commission Economique du CIVB
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